» (..) Ce qui les tient ensemble dans ses griffes, les aveugle, les broie dans sa machine, les taylorise dans un magnifique The one best way « .*
La vérité est toute, totale, totalitaire. C’est l’un des principes élémentaires des fondamentaux de toute construction échaffaudée avec pour ambition l’imposition d’une valence universelle.
Elle ne peut pas supporter le en moins, le moins 1 ; elle refuse la résistance re-qualifiée comme dissidence et ses paroliers d’abord comme des opposants, rapidement comme des ennemis de l’état qui parle (d’une grosse voix) le bien commun.
D’où sa passion pour la chasse aux sorcières, leur débusquage, leur criminalisation, éventuellement leur judiciarisation.
Même quand le travail est fait, il est toujours à faire, et il est régulièrement remis au travail.
La Russie de Staline, la Chine de Mao, l’Espagne de Torquemada, le quorum hollandais des juifs de Spinoza, la Pologne des frères Kaczyński ou la Hongrie de Orban, la Thécoslovaquie de Gottwald et consorts, la France de Pétain-Laval et de toute leur clique nationale, l’Allemagne nazie de son Fuhrer, le Cambodge khmer rouge de Pol Pot, la Terreur de Robespierre, …
« Il (L’autre) est partout ».
Il n’y a pas de place pour l’autre.
Dans une réalité incarnée même quand il n’y en a plus, qu’elle n’a plus droit au chapitre, qu’elle n’existe que dans les sous-sols et les égouts de la ville, le fantasme de sa présence et de son pouvoir est toujours présent et appelle à une relance régulière de la croisade contre les impies.
Voilà comment, au travail de quelques textes psychanalytiques, on peut s’amuser à lire la haine, la violence, l’agressivité dont peuvent témoigner à ce jour les personnes qui n’ont toujours pas rejoint la masse quasi totalisante des vaccinés, bien leur en fasse si cela les soulage -si seulement ça pouvait (!) car malgré tous leurs efforts d’autopersuasion ils restent violemment saisis de peur panique de l’autre qui ne serait dans une réalité partagée qu’un danger pour lui-même si toutefois il choisissait d’user de cette lunette-là pour parler de sa place, de sa position.
Le poil-à-gratter appelle à être éliminé -graté, curetté, poubellisé
par tout les moyens des plus pacifiques aux plus coercitifs, de la conversion au numerus clausus des universités, des administrations, de tout les lieux publiques de la vie sociale, des salles-à-manger des amis, des gémonies au lynchage du tribunal de salut publique.
Réfléchit donc autrement, à partir de Alain Vannier lui-même travaillant avec Lacan, Freud, Winnicott, d’un propos qu’il réduit à un endroit à ça :
«
– Le lien entre Surmoi et Idéal du moi qui permet que se crée du lien social, vise tout de même à jouir, puisque ce que les grandes catastrophes du 20è siècle ont désigné, c’est toujours un autre qui me dépossède d’une jouissance dont je pense qu’elle me revient,
– C’est là (..) l’origine des ségrégations : l’incarnation de la jouissance supposée de l’Autre qui jouirait de cette jouissance dont je suis spoliée.
«
On arriverait à ceci:
Est-ce que ce serait dans la violence, l’interdit de penser, la ségrégation schématique qu’expriment les vaccinés vs. leur objet transférentiel de haine -les non-vaccinés, que je pourrais lire un truc inversé et dégoté alors une nouvelle clef de lecture à l’impensé de cet inédit et de l’inoui de ses effets du particulier au collectif?
Ils n’ont pas ce que j’ai, et Saperlipopette! ils n’en veulent pas.
Ce qui vient casser mon illusion dans la toute puissance du Père, auquel j’ai retransmis les pleins pouvoirs sur ma propriété privée, du grand Autre quant aux pouvoirs attribués à mon grigri, à mon fétiche, ma croyance. Cet autre-là devient une bête à chasser, à exclure, à terroriser en tant qu’il ne plie pas, il ne se rend pas au Bien Commun. Il est la démonstration que ma vérité est une usurpation, une escroquerie, il fait monstration par là du vol et dénonce dans son silence, par sa seule présence qui des deux est le malautrus si ce n’est le bandit. Le dictateur en herbe doit écraser toutes les voix, +1, de l’opposition, d’où l’obsession de tout régime qui opère une telle conversion à la chasse de celui qui incarne par sa seule réfraction l’en moins un du tout.
Dans son film posthume Lubitsch donne sa chance d’aboutir avec succès à une histoire d’amour contrariée 400 ans plus tôt.
Rien ne change du théâtre des passions de l’homme, que les décors, les costumes, la mise en scène -la scénographie comme ça se parle aujourd’hui, la bouillabaisse qui sert de lalangue aux masses.
Le spectacle quant à lui est à l’identique.
Inspiration,
Mes amis, mes familiers, mes collègues, surtout les non-vaccinés parmi eux, mais aussi H.de Balzac, M-L.de Cazotte*, S.Freud, O.Gross, J.Lacan, E.Lubitsch, O.Rank, P.Sollers, F.W Taylor, A.Vannier, D.Winnicott, …
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