Scope 4, Les Petits Riens,

1942,
Réalisateur R.Leboursier,
Plateau Fernandel, Raimu, J.Berry,

Vu au petit matin du 27 Septembre 2020,

On croit que,  
On pense que,
On veut que,
On dit que,
On désire on fanfaronne on raconte on souhaite on exige on prétend on calcule on spécule on distribue on organise on administre on échafaude on dirige on additionne on multiplie on divise on soustrait on éduque on joue on on on
Et comme le dit si bien Gabin à son compère de comédie Blier dans cet autre monument du cinéma français millésime 1961 – Le cave se rebiffe,
« – Les bénéfices ça se divise, la réclusion ça s’additionne ».

Seulement voilà,
Le sort les dés le hasard la fortuna
Le tracé d’un chemin de vie s’articule à partir, avec la complicité, le concours Lépine des « Petits Riens » …

C’est un film à sketches, 4 homme 2 femmes 6 chemins de vie réduit à une anecdote d’aiguillage jouée à « pilouface », chacun remonte le temps et raconte les contingences de leur conjecture,
C’est par la dernière que ça a travaillé celle qui fait jouer à Raimu l’hypothèse qui confirmerait la règle -dans son cas un forçage du destin une déclaration qui grille tous les feux traverse tous les passages piétons et toutes les cases en même temps pour s’arrêter sur celle de proposition et de mariage, squeezant tous les temps possibles d’élaboration en mettant sur un plateau de la balance l’émotionnel sur l’autre le rationnel, bien évidemment ça échoue dans l’immédiat de l’après-coup, car ça ne marche qu’avec l’entière complicité du hasard dans le rôle du timonier de la trière.
Il y en a deux autres qui intriguent quant à leur présence et leur volonté d’association de malfaiteur, …
Une comédienne reine des planches dans les bras de laquelle on lui suppose la mort de son présumé bienfaiteur et amant, un roi, sa justif. tiendrait là au rendu pour le prêté savoir laisser parler la rumeur et continuer de construire sa légende les deux faits étant tout aussi faux l’un que l’autre, il n’était pas son amant il n’était pas mort dans ses bras, au crédit donc de l’agent de la circulation ce qui s’appelle en hébreu un שקר לבן, un mensonge blanc. L’autre douteuse est aussi rapportée par une femme mariée qui remarque le temps d’un croisement de regards et d’un soupçon de connivence dans un miroir qu’elle manque se faire souffler son mari par sa cousine, celle-ci repérée va renvoyer celui qui aurait pu sur le filé-doux du chemin de la conjugalité; rapporté comme cela, oui, elle apporte une variante, faible, à ce titre donc elle mériterait son titre de Petit rien, celle d’un qui aurait pu mais n’a pas pu. 

Les deux vignettes qui sont parlantes sont celle du début, jouée par les deux bobines de Fernandel et de Berry suivie de celle du peintre, …

Fernandel portier d’hôtel par déboires de fortune et désenchantement est retrouvé hasardeusement par un copain agent de change à la bourse,  il lui propose de le tuyauter et de l’engager sur un coup qu’il ne peut pas refuser, qui nécessite de lui soutirer les économies d’une deuxième vie, on croit à l’arnaque, l’affaire conclue dégringole il disparaît tombe dans le trou en devenant qui-dit-mieux chauffeur de corbillard quand le postier sonne une seconde fois que la morte promise au cimetière est la belle-mère de son copain qui le re-retrouve et lui annonce qu’il a cartonné, qu’il est à la tête d’une somme colossale.
Le peintre crève la faim, se compromet auprès de sa logeuse de son encadreur espérant être retenu et rentré au Salon, recalé il repart son tableau sous le bras, épuisé, hagard, il glisse sur des pelures de pommes de terre, se casse la binette et manque passer sous les pneus crissant d’une automobile, plus de peur que, bouche de métro, vendeur à la sauvette de manchettes de journaux quand l’édition du jour lui affiche sous le nez l’image de son tableau que s’arrache des collectionneurs américains.

Nous avons -vous, eux, moi, des prétentions d’acteur, pour certains d’auteur,

Nous ne sommes que répétiteur, souffleur, pantomime, ventriloque, 
Nous jouons tous au Guignol, tous nous nous retrouvons sur les petits bancs de ce théâtre de poche abrité sous les marronniers des jardins du Luxembourg, à vibrer à huer à alerter à encourager nos fantasques héros de bois.

Le 7eme cdt, 
Le midrash partage par Jpw 
Respecterkavodva a leur rencontre la rencontre de leurs histoires deglingue
Tt linverse d un appel au respect qui est un appel a la soumission et a la serviture volontaire d’une assignation abscisses et de coordonnees

Lelouch, sa legende servie par lui-même, un premier long-métrage, en cours de tournage il n’est plus en fond pour approvisionner les pellicules couleurs, qu’à cela ne tienne, il tournera aussi en noiretblanc mélangeant les genres les effets au montage de la narration, ce sera salué comme un coup de génie.

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