Du Jour 30052023 רק היום

L’écriture, petite balade avec S.Tesson et B.Groult

 » La tenue du Journal est un merveilleux réhausseur de la qualité de la vie.

Lorsque vous vous donnez pour discipline et pour obligation le soin d’écrire tous les jours ce que vous avez vécu pendant la journée, par une espèce de phénomène vous vous mettez à mieux vivre, avec beaucoup plus d’attention,  » en tenant votre âme en haleine  » comme le dit Montaigne. Par ce que vous savez que vous avez le soir RDV avec la page blanche et qu’il faudra bien l’alimenter, vous laissez passer les événements de votre vie, avec beaucoup moins de nonchalance, de désinvolture.

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Sylvain Tesson, entretien.

Journal d’Irlande, carnets de pêche et d’amour, Benoîte  Groult, éditions Grasset.

Benoîte Groult est la fille du styliste de meubles renommé des années ’30, André Groult, et de la sœur du couturier Paul Poiret -Nicole Poiret, grande amie et amante pendant la Première Guerre mondiale de la peintre Marie Laurencin.

Femme libre, elle est retenue dans les pages de la petite histoire du musée de l’Homme pour avoir féminisé les noms de métiers et de fonctions, mais aussi pour un féminisme déclaré, incarné et acté. En 1986 elle publie l’intégralité de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée en 1791 par Olympe de Gouges.

Sa vie durant, elle tient un Journal intime parfois plus d’un à la fois. En 1977 elle a 57 ans, elle ouvre la première page de son Journal d’Irlande qu’elle alimente de 26 étés, quant elle le clot elle, elle a 83 ans. Elle y raconte son installation en Irlande, ses passions, platonique avec son mari, charnel avec son amant, la pêche, …

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